Avril 2014
Faits divers...

Deux faits divers évoqués récemment par les médias (Lodève et Narbonne) ne peuvent nous laisser indifférents tant ils frappent par leur extrême gravité et l’inconscience dont semblent faire preuve leurs auteurs, tous jeunes mineurs.
Au delà des faits inacceptables et justement condamnables, ces deux faits divers même s’ils restent exceptionnels dans leur gravité témoignent une nouvelle fois de cette frange d’adolescent(es) dont les logiques de pensée et de comportement nous échappent tant il se détournent de ce qui nous est familier et commun.
Que dire de tels actes si l’on tente de comprendre sans excuser ces adolescent(es) dont les repères habituels nous paraissent étrangers ?
Adolescent(es) sans foi ni loi ? Pas si sûr !
Adolescent(es) se réfugiant dans des mondes sociaux imaginaires ou la réalité n’est plus que le scénario obsolète de confusions des genres voire de blessures profondes jamais cicatrisées mais qu’il faut à tout prix exorciser tant elles sont douloureuses à porter ?
Fort heureusement ces faits divers sont marginaux mais terriblement interpellant sur le comportement d’une partie de cette jeunesse embarquée de plus en plus souvent dans un monde virtuel mal maîtrisé pour une partie d’entre elle. Incontestablement, à une époque ou la communication est omniprésente, jamais l’isolement relationnel entre les personnes n’a été aussi important.
Une sphère familiale peu à l’écoute ou l’ordinateur remplace la convivialité des échanges, l’accompagnement subtil de l’adolescent délaissé par peur du conflit dans ce qu’il peut avoir de structurant pour lui même sont autant d’ingrédients qui peuvent conduire in fine et de manière exceptionnelle à l’irréparable.
N’en doutons pas, notre mission éducative est particulièrement complexe mais ces deux faits divers doivent nous rappeler si besoin était que les adolescents qui nous sont confiés doivent constamment faire l’objet de notre attention pour en saisir les joies, les drôleries mais aussi les doutes, les tâtonnements, les angoisses afin qu’ils ne versent pas à terme dans des dérives extrêmes.
Le Président
Francis Bouten