Avril 2015
A celles et ceux qui sont privés de printemps…

Qu’ils sont doux ces premiers rayons de soleil printanier qui viennent rompre avec cette grisaille d’un hiver qui n’avait que trop duré !
Que nous sommes privilégiés nous qui pouvons goûter à toutes ces petites joies infimes que nous apporte le printemps ! Certes nous aurions tort de nous en priver et quel esprit chagrin pourrait raisonnablement nous le reprocher ?
Cependant il en est beaucoup pour qui le printemps n’est que la triste continuité d’un hiver qui dure depuis fort longtemps bien au-delà du rythme immuable des saisons. Je veux parler ici de tous les précaires dont on s’émeut régulièrement dans les médias de la situation intolérable qui leur est faite.
Vous savez ce peuple des invisibles qui hantent les couloirs du métro ou qui peuplent les infâmes bidonvilles à la marge de nos cités !
Une société comme la nôtre peut-elle se satisfaire de cette misère grandissante aux marges de nos villes ? Je ne le crois pas.
Les associations œuvrent sans relâche à l’amélioration de la vie quotidienne de ces personnes abîmées par des accidents de vie ou contraintes à un exil forcé. Des parcours in fine fort éloignés des eldorados initialement envisagés !
A l’heure où l’on parle avec force de renouer avec une société plus solidaire et un vivre ensemble impérieux il est plus qu’urgent de s’attacher à résoudre ces problèmes d’extrême précarité. A la volonté politique affirmée doivent suivre les moyens. Ils sont aujourd’hui insuffisants ! En témoignent les problèmes graves auxquelles sont confrontées les structures d’accueil, CHRS et autres dispositifs…
Les associations fourmillent d’idées et d’initiatives. Elles sont les vigies éminentes de la cohésion sociale. Ne les sacrifions pas au nom de raisonnements strictement comptables. Elles méritent beaucoup mieux et notre démocratie y gagnera sans aucun doute !
Le Président
Francis Bouten