Les associations au cœur de la dynamique de coopération !

Les attendus de la loi de janvier 2002 en posaient le principe. C’est aujourd’hui une donnée incontournable de refondation du paysage social et médico-social qui porte en elle-même des perspectives d’intérêt pour les Associations. Un phénomène qui s’amplifiera dans les années prochaines. Indéniablement, les nouveaux contours des politiques publiques auront largement précipité un mouvement, qui pour perceptible qu’il soit, reste encore un champ d’expérimentation pour les associations.

Si le principe d’une coopération entre les associations sur un territoire de référence est incontestablement un atout pour répondre de manière encore plus cohérence aux besoins des personnes accompagnées, encore est-il nécessaire de pouvoir appréhender tous les enjeux d’une coopération réussie. Au-delà de la rationalisation des charges de structures auxquelles elle conduit de facto dans un contexte de raréfaction de l’abondement public, il s’agit de s’attacher à construire de la compétence collective avec des acteurs associatifs qui se différencient à l’origine par l’histoire, la culture et les conceptions même de l’intervention sociale. Le signe évident d’une diversité constitutive du fait associatif qu’il appartient désormais de fédérer autour d’un objet commun. Un pari audacieux dans sa mise en œuvre, pour lequel les écueils sont nombreux mais aussi une capacité renforcée à peser sur les choix politiques en matière de solidarité.

En cela le principe même de la coopération porte les germes d’une petite révolution culturelle dans notre secteur d’activité, ouvrant ainsi à de nouvelles architectures institutionnelles dont on peut penser qu’elles participeront à la refondation nécessaire du contrat de solidarité entre les financeurs et les associations, bien au delà des simples logiques budgétaires.

L’association Moissons Nouvelles entend s’y engager pleinement.

Le Président, Francis BOUTEN