national study days proposal theme of Évreux - May 28, 29 and 30 2013
May 28, 2013
LE TERRITOIRE : REPRÉSENTATIONS ET ENJEUX POUR LES ACTEURS DES POLITIQUES PUBLIQUES

- "Géopolitique du territoire : l’aménagement du territoire comme traduction d’un projet social" Une intervention de Mr Eric CANOBIO, maître de conférence à Paris VIII St Denis. (Extraits)

- "De la naissance du territoire, des logiques d’acteurs : entre souveraineté et coopérations" Une intervention de Mr Guylain CHEVRIER, historien, formateur en travail social. (Extraits)

- "La territorialisation de l’offre de service à la personne : une réponse pertinente dans le domaine de la protection de l’enfance" Une intervention de Mme Roselyne GOLLA, responsable départementale de l’Aide sociale à l’enfance au Conseil Général de l’Eure. (Extraits)
May 29, 2013
- "Faire équipe dans les institutions sociales et médico-sociales. Logiques d’acteurs pour entrer en coopération" Une intervention de Mr Hervé GRELET, consultant, Mémento Conseil. (Extraits)

- "Manager une équipe : de l’individu et du collectif" Une intervention de Mr Jean-Christophe NORMAND, consultant, coach. (Extraits)

- Table ronde : « Un exemple de logique de coopération : l’exemple des structurations associatives par pôles d’activités. Intérêts et problématiques émergentes »
En présence de Monsieur Abderazzak IZZAR, Directeur Général du Prado de Saône-et-Loire, de Monsieur Remi BILLAULT, Directeur du pôle départemental Var Moissons Nouvelles et de Monsieur Eric RECTENWALD, Directeur Général de l’Association La Ronce. (Extraits)

- "Du faire ensemble à l’acte partagé" Une intervention de Jacqueline Barus-Michel, Professeur émérite des universités, Paris VII. (Extraits)

- "Accompagner les équipes à l’épreuve des violences adolescentes" Une intervention de Philippe Petry, psychosociologue, Président du GRAPE. (Extraits)
Jeudi 30 mai
- Table ronde : « Regards croisés autour d’expériences de coopérations »
En présence de Monsieur Philippe FORGET, Chef d’orchestre et compositeur, de Monsieur Alain MOUCHET, Maître de Conférence au Département sciences et techniques des activités sportives et physiques de l’Université Paris Est Créteil, de Monsieur Michel ABHERVÉ, Professeur associé à l’université de Paris Est Marne la Vallée, filière économie sociale et solidaire. (Extraits)
SYNERGIE DES EQUIPES, COMPETENCES PARTAGEES DES INTERVENANTS
La question du territoire et des coopérations en action sociale et médico-sociale
Coopérer pour un parcours qualifiant du jeune et sa famille : De l’intention originelle des acteurs à la synergie des interventions. Regards croisés de professionnels autour de « comment faire ensemble »
La loi du 2 janvier 2002 en affirmant dès l’origine le primat des droits et besoins de l’usager au cœur des dispositifs de l’action sociale et médico-sociale a indiqué toute la pertinence d’un parcours de vie de qualité des personnes accompagnées pour lequel la synergie des intervenants était un point obligé de réussite.
Plus de dix années se sont écoulées depuis ce postulat originel avec son cortège de réformes significatives à l’instar des deux lois phares qu’ont été celles des 11 février 2005 et 5 mars 2007 portant respectivement sur l’égalité des droits et des chances, de la participation et de la citoyenneté de la personne handicapée et la réforme de la Protection de l’Enfance.
Beaucoup de chemins auront été parcourus avec plus ou moins de bonheur, de réussites incontestables mais aussi d’échecs dont il aura été utile de tirer les enseignements. Mais le constat est là dans toute la force de ses réalités toujours multiples et diverses : le paysage social et médico-social a été profondément bouleversé au cours de cette décennie, modifiant durablement les contours des pratiques de référence de l’ensemble des intervenants, décideurs ou acteurs sociaux. Dans un contexte de maîtrise drastique des coûts, ceux-ci ont dû s’ouvrir à de nouveaux champs d’expérimentations où les pratiques des uns n’avaient désormais de sens que dans l’acceptation de l’autre en complémentarité comme facteur d’enrichissement de sa propre expertise. Le tout dans une synergie devenue inéluctable afin de garantir des cohérences de parcours pour les personnes accueillies dans les différents établissements et dispositifs qu’ils relèvent de la Protection de l’Enfance ou du médico-social.
En cela nous avons assisté à une véritable rupture culturelle dans le champ du social et du médico-social : il s’agissait ainsi de raisonner les dispositifs existants non plus séparément mais comme appartenant à un ensemble dont l’économie générale devait obéir à trois objectifs :
- Un principe permanent de qualité due à l’usager impliquant un process de production de l’offre de service offrant les conditions objectives d’une évaluation.
- Une logique de territoire ouvrant à une couverture des besoins au plus près du bassin de vie des usagers.
- La synergie des interventions comme principe de conduite des projets.
Ainsi s’est confirmée au fil du temps l’obligation majeure pour les professionnels de prendre en compte ces trois dimensions : Réaliser un parcours qualifiant des personnes par une synergie des intervenants internes aux établissements ou externes où les notions de complémentarité, de territoire, de cohérence et d’évaluation prenaient dorénavant tout leur sens.
Qu’est-ce à dire si l’on prend le temps de dépasser l’intentionnalité pour en examiner au plus près la diversité et la complexité des situations professionnelles que cela recouvre.
Un premier élément de compréhension : si le partenariat est convoqué comme une modalité de référence dans les relations entre intervenants, encore est-il nécessaire de savoir que sa qualité intrinsèque sera intimement liée à la capacité des parties de s’accorder préalablement à concevoir un objectif commun. C’est la fonction d’identification de l’intérêt commun et de mobilisation des compétences
Deuxième élément d’appréciation : le partenariat dans son essence vient lier des acteurs en jeu sur un territoire dont les contours sont d’autant plus incertains que le troisième terme, le jeune et sa famille, l’adulte accompagné, vient en bousculer en permanence les représentations. A titre d’exemple la rencontre d’une culture professionnelle en établissement avec celle d’une administration ou d’un service extérieur est toujours, dans un premier temps tout du moins, une période sensible où les tâtonnements sont de mises avec tous les ajustements que cela requiert, voire les incompréhensions et les conflits qui peuvent en découler. Se jouent à ce niveau particulier des jeux d’acteurs où les logiques de pouvoirs, de postures ne sont pas absentes.
Ce que l’on peut nommer comme étant la fonction de négociation entre les parties en présence.
Troisième facteur à prendre en compte : le partenariat met en interrogation les fonctionnements initiaux de chacune des parties pour les dépasser en définitive en un construit commun de compétences dont chacun est à la fois le contributeur et le dépositaire dans l’intérêt des usagers (jeunes, adultes et familles)
C’est la fonction contributrice de chacune des parties qui est ainsi mise en évidence.
Il est ainsi envisageable d’appréhender le partenariat ou les relations au sein d’une équipe d’intervenants comme étant le point de convergence et d’expression de ces trois fonctions qui agissent en permanence dans un mouvement toujours instable et constamment en renouvellement.
Que ce soit dans le domaine du management qui est en quelque sorte une forme de partenariat spécifique ou dans le jeu des relations plus globales entre intervenants d’horizons divers s’il est un élément des politiques publiques qui les lie indéniablement, c’est bien l’usager dans tout ce qu’il exprime d’une vie jusque là blessée au plan narcissique auquel est dû une prestation de qualité afin qu’une re/construction soit rendue possible.
C’est bien à ce niveau de jeu complexe entre ces différentes dimensions que l’utilité sociale trouve son fondement. Dans cette capacité donnée aux différents acteurs dans leurs champs professionnels spécifiques de s’emparer de leur pouvoir d’initiative, de création pour faire en sorte que, loin des enjeux de pouvoirs mais dans une clarification nécessaire des places et rôles et attributions, se jouent pleinement des sociabilités nouvelles, confirmant en cela le primat de l’objet social originel.
Ainsi ces Journées d’études nationales se proposent d’explorer plus précisément les chemins complexes du partenariat, des processus qui conduisent à la notion d’équipe, d’en saisir les richesses mais aussi d’en identifier les embûches, d’en comprendre les ressorts et les enjeux à la lumière de deux dimensions principales intimement liées entre elles :
- Faire équipe entre professionnels au sein d’un établissement, d’un service. Entre valeurs de référence et individualités. Questions autour de l’interdisciplinarité et des jeux d’acteurs
- L’établissement ou le service en relation avec ses partenariats extérieurs : de la culture originelle au construit de compétence partagée. Identification des enjeux et schémas d’intervention possibles.
Ces journées d’études nationales s’articuleront autour d’interventions de personnes qualifiées et de différentes tables rondes favorisant des échanges avec l’ensemble des participants.