Novembre 2015

La campagne budgétaire 2016 est terminée. L’Association est particulièrement consciente de la situation difficile des collectivités territoriales et de l’état. Les échanges réguliers avec nos partenaires des départements et des ARS nous montrent combien la campagne budgétaire 2016 ainsi que celles qui vont suivre seront difficiles.
Cette situation a un effet direct sur les enveloppes financières attribuées à nos établissements le plus souvent dans un objectif de stabilisation des dépenses mais également parfois dans une volonté de réduction des budgets consacrés aux jeunes. Cette dynamique de maitrise ou de réduction passe le plus souvent par des orientations de diminution des places d’internat, qui représente une part importante des dispositifs associatifs et la mise en place de CPOM.
Dans ce contexte, l’Association s’inscrit dans une volonté de recherches de meilleures solutions permettant de maintenir la qualité d’accueil des jeunes et des familles qu’elle accompagne. Ainsi nous avons redéployé sur certains établissements une partie des capacités d’internat pour favoriser la mise en place de dispositifs plus souples, plus proche des familles à domicile ou en accueil séquentiel en vue d’individualiser les accompagnements et éviter autant que faire se peut la séparation des enfants d’avec leurs parents.
Pour autant nous constatons qu’au-delà des efforts réalisés pour maitriser les couts, les Associations se trouvent de plus en plus prises en tenaille entre les difficultés de financement et l’accroissement de leurs obligations légales ou réglementaires. Par exemple Nous avons dû intégrer dans nos budgets les travaux liés aux mises aux normes de l’accessibilité pour les personnes handicapées, le financement d’une part de la mutuelle pour l’ensemble des salariés. Nous constatons également en lien avec la réforme de la formation professionnelle, une baisse de notre taux de cotisation, ayant pour conséquence une diminutionimporante de notre plan de formation, mais paradoxalement le maintien de l’obligation de former nos collaborateurs, assortie de plus de délais imposés.
Cette liste non exhaustive, n’a pour intérêt que de montrer le processus en marche et les risques qu’ils génèrent. Les budgets proposés par l’Association prennent en compte l’ensemble de ces éléments et si la progression de certains budgets demeure supérieure aux taux qui seront appliqués par nos financeurs, nous avons souhaité, non pas nier l’importance des difficultés financières, mais exposer une réalité.
Le Président
Francis Bouten